jeudi 19 juin 2014

L'aventura Brésilienne de Sébastien Tellier


En cette période de coupe du Monde, le Brésil est vraiment au cœur de l'actualité. Mais bien loin de m'intéresser au football, le Brésil est également bien représenté sur la scène musicale.

A la manière d'un Serge Gainsbourg parti puiser l'inspiration en terre Jamaïcaine et y enregistrant alors le très célèbre Aux armes et cætera, Sébastien Tellier notre papa ours illuminé a, quand à lui posé le pied sur São Paulo pour son nouvel album L'aventura.

Sébastien Tellier m'a parfois séduite, souvent surprise mais parfois c'était même un peu trop pour moi... Je m'explique. Beaucoup d'entre nous on découvert l'artiste grâce à "La ritournelle", un morceau aujourd'hui inévitable et tellement beau issu de son deuxième opus Politics. D'autres l'aurons peut-être découvert à l'Eurovision (WTF ??!) avec le morceau "Divine" issu du petit bijou qu'est l'album Sexuality avec "L'amour et la violence" en chef d'oeuvre (laissez mou peser mes mots...). Puis un jour My god is blue est sorti et je n'ai pas accroché hormis peut-être à sa voix extrêmement gainsbourienne sur "Pepito Bleu" et le titre "Russian attraction". Faut dire les gourous et le spiritisme ne me fascinent pas vraiment. Peut-être ai-je manqué de second degré (ou de champignons hallucinogènes) cette fois ? Moi qui en suis pourtant friande ! (De second degré ! Comprenez bien !).


Puis en très peu de temps, Sébastien Tellier nous a fait le plaisir de 2 albums. Aussitôt Confection dans les bacs que le prochain était annoncé de ses premiers teasers ! 
Confection c'est l'album très épuré, qui se veut presque exclusivement instrumental à l’exception d'un titre "L'amour naissant" qui n'est pas sans rappeler "La ritournelle" dans sa construction. Un album qui pourrait très facilement servir de Bande Originale dans un film mais qui pour autant ne marquera pas les esprits. En tout cas pas le mien. 

Quelques mois plus tard sort alors L'aventura. Sébastien y a choisit de réinventer son enfance et comme il le dit dans une interview livrée aux Inrocks:
"Quitte à se réinventer une enfance, autant le faire au Brésil plutôt qu’en Allemagne ! Pour ce projet, il me fallait un pays beau et luxuriant, qui respire la joie de vivre, qui soit lointain."
Il dit également ne rien connaître au Brésil et ne s'être nourrit que de clichés: "Le Brésil vu par un Français", il appelle alors cela comme de l'art naïf, une manière de rester enfantin. Il dit également voir cet album comme une transition nécessaire pour devenir un homme adulte (Le fait d'être père depuis un an environ n'y étant pas non plus pour rien dans cette démarche volontaire). 


Sébastien Tellier a choisit de quitter la Lune pour la Terre, ce qui me rend alors très curieuse quand à ses futurs projets. Que vaudra alors l'artiste sans ses pulsions d'euphories naïves ? Est-ce que sa musique sera toujours aussi intéressante sans cette folie ? Ou est ce que la folie sera toujours présente mais s'exprimera simplement différemment ?

En attendant la suite je savoure L'aventura, une caïpirinha à la main, allongée sur un transat me laissant bronzer "Sous les rayons du soleil", le tout dans une "Ambiance Rio" avec "L'amour Carnaval" et là je suis au Brésil !

Aller vers le soleil

L'adulte

mercredi 14 mai 2014

Clockwork Orchestra: A ghostly sound


J'ai découvert Clockwork Orchestra aux hasards de Twitter, et je remercie l'oiseau pour ça ! Paul Mangan (C'est son nom) est basé à Dublin, mais à l'habitude de jouer en Europe, particulièrement en Allemagne où il a trouvé son public. Et je suis d'ailleurs certaine qu'il pourrait trouver son public en France également, nous sommes suffisamment ouvert d'esprit pour apprécier différentes sortes de musiques ici !

La première fois que j'ai écouté Friends Without Names, le premier album de Clockwork Orchestra, j'ai entendu un son de vieux jeux videos aux pixels bien gras, un genre de mixe entre Pacman et Tetris. Je lui ai envoyé un message à propos de ce sentiment et il m'a déclaré avoir beaucoup joué à ces jeux enfants ce qui l'a forcément influencé. (Je suis aussi certaine qu'il a été inspiré par les passages piétons qui font un son étrange à Dublin quand le feu passe au vert pour traverser ! Ahah).

mercredi 30 avril 2014

Le courant d'air d'Alex #2 : Barcella - Puzzle & Bilan de concert

Illustrations réalisées par la talentueuse artiste peintre/photographe The Judge 

J’avais très chaud et je ne comprenais pas tout. Dans cette petite salle de La Dynamo de Toulouse, il devait bien faire 40ºC, ça commençait à sentir la bière et la sueur, les oreilles tantôt enjouées tantôt surprises par cet artiste québecois inclassable Keith Kouna, qui aurait bien mérité un article à lui tout seul…
Moi, dans mon coin, accompagné de Mamzel’ Bulle, j’étais mêlé d’impatience et d’appréhension.

L'impatience car pour avoir déjà testé l’aventure de Barcella en live, je sais que l’artiste est “bankable” lorsqu’il s’agit de faire vibrer les foules. L'appréhension car oui je dois l’avouer Puzzle, ne m’a, à la première écoute, pas autant charmé que ses deux grands frères.

jeudi 17 avril 2014

Mue - Emilie Simon

Mon goût pour la musique d'Emilie Simon n'est pas nouveau mais ne cesse de s'intensifier...

Son précédent album Francky Knight qui signait la bande originale du très beau film La Delicatesse et portait le deuil de son compagnon a confirmé ce qu'Emilie Simon avait de majestueux: Le talent , l'émotion et un goût affirmé pour les choses abouties. (Article ICI)

vendredi 21 mars 2014

Article Express: Happy (Pharell Williams) - THE SHOES Remix


Un article rapide pour partager un gros coup de cœur !

"Happy" est sûrement le morceau le plus populaire du moment, les covers et remix ne manquent pas, mais je n'ai pas trop laissé traîner l'oreille par là me contentant de l'originale qu'on entend beaucoup trop à mon goût (l'overdose est proche...). 

Aujourd'hui c'est grâce à Tsugi.fr que j'ai découvert ce remix par THE SHOES absolument dingue ! Le duo reimois ont réussit à donner une autre dimension au morceau. Une dimension spirituelle.

Je suis assez ébahie par leur travail, c'est pourquoi je tenais à partager ça à chaud ici !

mercredi 19 mars 2014

Le courant d'air d'Alex #1 : Metronomy - Love Letters

     
Et voila, nous y sommes. Premier article pour le retour attendu de Metronomy, de quoi bien me mettre la pression, car devant un groupe capable d’une telle maîtrise, l’essentiel de mon travail consiste à ne pas dire n’importe quoi…


L’album démarre avec une boite à rythme légère et lorsque la voix apparaît, pas de doute on sait où on est. A l’écoute des premières notes, je m’attends alors déjà à entendre les mêmes recettes que celles qui ont fait le succès de The English Riviera, ce qui n’est en soit, absolument pas négatif, entendons nous bien. The Upsetter ne cache d’ailleurs pas ses intentions avec dès le début du texte Joseph Mount qui déclame: “I’m back out on the Riviera“… très lancinant et largement mis en valeur par la partie plus aiguë des paroles.